Un mauvais locataire, ça coûte cher. Des mois de loyer impayé, un dossier au Tribunal administratif du logement (TAL) qui traîne, parfois des dégâts à réparer. Et pourtant, beaucoup de propriétaires de l’Outaouais choisissent encore leur locataire à l’instinct, après une visite de quinze minutes. C’est jouable, mais c’est risqué.
La bonne nouvelle : on peut vérifier un locataire au Québec de façon sérieuse tout en respectant la loi. Le piège, c’est qu’au Québec, vous n’avez pas le droit de tout demander, ni de refuser n’importe qui pour n’importe quel motif. Voici comment faire une sélection solide sans vous mettre dans le trouble.
Quand on gère un immeuble à revenus, on passe beaucoup d’énergie sur l’entretien, l’affichage, la paperasse. Mais la décision qui pèse le plus sur votre tranquillité d’esprit des prochaines années, c’est celle-là : à qui vous remettez les clés.
Un locataire fiable paie son loyer le premier du mois, prend soin du logement et reste plusieurs années. Un mauvais choix, à l’inverse, peut vous entraîner dans des démarches longues et stressantes. Au Québec, déloger un locataire qui ne paie pas n’a rien d’instantané : ça passe par le TAL, avec des délais. Mieux vaut bien filtrer en amont que d’essayer de corriger après.
Filtrer, ce n’est pas « se méfier de tout le monde ». C’est suivre une méthode claire, appliquée de la même façon à chaque candidat. C’est d’ailleurs ce qui vous protège : une procédure uniforme, c’est votre meilleure défense si on vous reproche un jour d’avoir traité quelqu’un différemment.
Au Québec, la collecte de renseignements personnels est encadrée. La Commission d’accès à l’information (CAI) et le TAL sont clairs là-dessus : vous pouvez demander ce qui est nécessaire pour évaluer un candidat, pas plus.
C’est ici que bien des propriétaires dérapent sans le savoir. Selon la CAI et le TAL, vous ne pouvez pas exiger :
Et un point important : vous ne pouvez pas refuser un candidat simplement parce qu’il décline de vous fournir un numéro qu’il n’est pas obligé de donner. Si quelqu’un refuse l’enquête de crédit, il peut lui-même commander son dossier et vous le présenter, ce qui revient au même.
Vous n’avez pas le temps de vérifier chaque candidat dans les règles? On s’en occupe pour vous.
Confier la gestion de mon immeubleVoici la démarche qu’on applique pour chaque logement qu’on loue dans la région de Gatineau. Elle est simple, mais c’est sa régularité qui la rend efficace.
Avant la visite ou juste après, faites remplir un formulaire de demande de location à toute personne sérieusement intéressée. On y recueille l’identité, les anciennes adresses, les coordonnées des propriétaires précédents et le consentement à l’enquête de crédit. C’est le document de base de tout le reste.
C’est l’étape la plus négligée, et souvent la plus révélatrice. Un appel de cinq minutes à l’ancien propriétaire vous en apprend plus qu’un dossier de crédit. Quelques bonnes questions :
Petit truc de terrain : demandez le propriétaire actuel ET le précédent. Un propriétaire actuel pressé de se débarrasser d’un locataire problématique peut parfois en dire du bien pour s’en défaire plus vite.
Une fois le consentement obtenu, l’enquête de crédit vous donne un portrait des habitudes de paiement : dettes, retards, comptes en recouvrement. Plusieurs organismes privés offrent ce service au Québec; c’est généralement le propriétaire qui en assume le coût, parfois partagé avec le candidat. Vous n’avez pas besoin de connaître chaque détail technique d’un dossier de crédit. Ce que vous cherchez, c’est une tendance : est-ce que cette personne paie ses engagements de façon régulière?
Vous pouvez raisonnablement vous assurer que le candidat a les moyens de payer le loyer. Mais attention à la manière : cette évaluation s’appuie surtout sur l’enquête de crédit (les habitudes de paiement) et sur les références d’anciens propriétaires, pas sur l’exigence de preuves de revenu. Comme on vient de le voir, vous ne pouvez pas faire d’une preuve de salaire, du nom de l’employeur ou de relevés bancaires une condition. On évalue la solvabilité, on n’enquête pas sur la vie privée des gens. Restez sur le strictement nécessaire.

Tout l’enjeu est là : distinguer un vrai motif d’inquiétude d’un motif interdit. Refuser quelqu’un pour le mauvais motif peut mener à une plainte pour discrimination devant la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
La Charte des droits et libertés de la personne du Québec interdit de refuser un locataire sur la base de motifs comme : la « race », la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale et le handicap.
Concrètement, ça veut dire qu’on ne peut pas refuser quelqu’un parce qu’il a des enfants (un refus n’est admis que s’il est réellement justifié par les dimensions du logement, et les tribunaux interprètent cette exception de façon très stricte), parce qu’il reçoit de l’aide sociale, parce qu’il vient d’arriver au pays ou parce qu’il a un accent. Ces motifs n’ont rien à voir avec la capacité de quelqu’un à être un bon locataire, et la loi les met clairement hors limites.
La règle simple à garder en tête : jugez le dossier, pas la personne. Si votre décision repose sur des faits liés au paiement et au comportement de locataire, vous êtes sur un terrain solide. Si elle repose sur qui est la personne, vous êtes sur un terrain glissant.
Beaucoup de propriétaires croient pouvoir se protéger en réclamant un dépôt. Au Québec, c’est interdit. Vous ne pouvez exiger, à la signature du bail, rien de plus que le premier mois de loyer.
Sont donc interdits comme exigences :
Une clause de bail qui imposerait ça n’a aucune valeur, même signée. Plutôt que de chercher une « garantie » qui n’existe pas en droit québécois, votre vraie protection, c’est une sélection rigoureuse en amont.
Une sélection de locataires conforme et rigoureuse, sans y passer vos soirées : c’est notre métier à Gatineau et en Outaouais.
Parler à notre équipe de gestionSi vous possédez des logements des deux côtés de la rivière, faites attention : tout ce qu’on vient de voir vaut pour le Québec (Gatineau, Hull, Aylmer, Le Plateau, Templeton, Buckingham…). Du côté ontarien (Ottawa, Orléans), les règles de location sont différentes, autant pour la sélection que pour les dépôts. Ne présumez pas qu’une pratique permise à Ottawa l’est aussi à Gatineau, et vice-versa. Dans le doute pour un immeuble au Québec, la CAI répond aux questions de vie privée et le TAL, à celles qui touchent le bail.
Au quotidien, c’est exactement le genre de nuance qu’on gère pour les propriétaires dont on s’occupe, que ce soit un immeuble que nous gérons à Templeton ou ailleurs dans la région. Connaître la limite entre « vérification permise » et « atteinte à la vie privée », ça évite bien des erreurs coûteuses.
Vérifier un locataire dans les règles, c’est faisable seul. Mais ça demande du temps, de la constance et une bonne connaissance de ce qui est permis. Quand on a un ou deux logements, ça va. Quand le portfolio grandit, ou quand on déteste les appels de référence et la paperasse, ça devient lourd, et c’est souvent là que des coins se coupent.
Si vous hésitez entre tout assumer vous-même et déléguer, on a écrit un comparatif honnête là-dessus : gérer son immeuble soi-même ou confier à une firme. Et une fois votre locataire choisi, l’étape suivante de l’année, c’est souvent l’augmentation de loyer, un autre dossier où les règles québécoises comptent.
Chez ImmoTop, la sélection des locataires fait partie de notre service de gestion. On applique une procédure uniforme et conforme à chaque candidat, on fait les vérifications et on vous présente un dossier clair avant toute décision. Vous gardez le contrôle, sans le casse-tête.
Non. Le NAS n’est pas nécessaire pour faire une enquête de crédit : le nom, l’adresse et la date de naissance suffisent. Vous ne pouvez pas l’exiger comme condition, ni refuser un candidat parce qu’il refuse de le donner.
Oui. Au Québec, une enquête de crédit exige le consentement du candidat, de préférence par écrit. S’il refuse, il peut commander lui-même son dossier de crédit et vous le remettre.
Non. À la signature du bail, vous ne pouvez exiger rien de plus que le premier mois de loyer. Le dépôt de garantie, le dernier mois payé d’avance et les chèques postdatés obligatoires sont interdits. Votre meilleure protection reste une sélection rigoureuse.
Non. Ce sont des motifs interdits par la Charte des droits et libertés de la personne. On évalue un candidat sur sa fiabilité de paiement et son comportement de locataire, pas sur sa situation familiale ou sa condition sociale. Un refus fondé sur un motif interdit peut mener à une plainte à la CDPDJ.
L’appel aux anciens propriétaires. Un dossier de crédit montre les habitudes financières, mais une référence d’un ancien propriétaire vous dit comment la personne se comporte concrètement comme locataire. Idéalement, faites les deux.
ImmoTop, c’est une gestion immobilière humaine et professionnelle dans la région d’Ottawa–Gatineau.
Notre engagement : des immeubles bien entretenus et sécuritaires, et un service attentif, pour des espaces où il fait bon vivre et travailler. N’hésitez pas à nous joindre — nous mettons tout en œuvre pour répondre à vos attentes.
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