Augmentation de loyer 2026 au Québec : comment la calculer et l'annoncer à votre locataire

Calculatrice, bail et clés sur un bureau devant un immeuble locatif — augmentation de loyer 2026 au Québec

Chaque hiver, c’est la même question qui revient chez les propriétaires de l’Outaouais : de combien je peux monter mes loyers cette année, et comment je l’annonce sans me tromper? En 2026, la réponse a changé. Le Tribunal administratif du logement (TAL) a revu sa méthode de calcul, et l’ancien réflexe ne tient plus tout à fait. On gère des immeubles dans la région de Gatineau, alors on a regardé ça de près. Voici comment vous y prendre, étape par étape, sans vous casser la tête.

Important d’entrée de jeu : cet article vise le Québec, donc le côté Gatineau, Hull, Aylmer, Buckingham et compagnie. Si votre immeuble est de l’autre côté de la rivière, à Ottawa ou à Orléans, ce sont d’autres règles qui s’appliquent (celles de la Landlord and Tenant Board ontarienne), et rien de ce qui suit ne vaut pour ces logements-là.

Ce qui change en 2026 : une nouvelle façon de calculer

Jusqu’en 2025, le calcul d’une hausse reposait sur une longue liste de critères et sur l’inflation de l’année précédente. Résultat : quand l’inflation grimpait vite, les augmentations pouvaient faire un saut brusque, comme on l’a vu après la pandémie.

Depuis le 1er janvier 2026, le TAL a simplifié tout ça. Le nombre de critères servant à établir le pourcentage de base est passé de 13 à 4, et surtout, le calcul ne se base plus sur une seule année. Il s’appuie maintenant sur la moyenne de l’indice des prix à la consommation (IPC) sur trois ans pour le Québec. L’idée derrière ce changement, c’est de lisser les variations et de rendre les hausses plus prévisibles d’une année à l’autre.

Un détail qui a son importance : cette nouvelle méthode s’applique aux avis de modification du bail donnés à compter du 1er janvier 2026. Si vous aviez déjà envoyé un avis avant cette date, c’est l’ancienne méthode qui le régit. Pour la grande majorité des renouvellements de cette année, vous êtes donc dans le nouveau système.

Le taux de base 2026 : 3,1 %

Pour 2026, le TAL a établi le pourcentage de base à 3,1 %. Concrètement, ce taux s’applique aux baux qui débutent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027. À noter : ce 3,1 % est un taux de base suggéré, pas un plafond légal. Il sert de repère pour calculer une hausse raisonnable, mais il ne fixe pas à lui seul le montant maximal permis pour un logement donné.

Attention, et c’est là que bien des propriétaires se trompent : ce 3,1 % n’est pas un montant que vous appliquez automatiquement à chaque logement. C’est un point de départ, calculé sur la portion « de base » du loyer. Ensuite, certaines dépenses réelles que vous avez engagées peuvent s’ajouter au calcul. Deux logements voisins, dans le même immeuble, peuvent donc se retrouver avec des hausses différentes selon les travaux et les frais qui les concernent.

Autrement dit, le taux de base donne le ton, mais il ne raconte pas toute l’histoire de votre immeuble.

Les ajustements qui peuvent s’ajouter au calcul

En plus du taux de base, la méthode du TAL tient compte de dépenses précises que vous avez assumées comme propriétaire. Les principales que rencontrent les propriétaires de la région :

  • Les taxes municipales et scolaires. Si votre compte de taxes a augmenté, cette variation entre dans le calcul.
  • Les assurances de l’immeuble. Une prime qui monte peut elle aussi être prise en compte.
  • Les frais d’énergie (chauffage, électricité) lorsqu’ils sont à votre charge.
  • Les dépenses d’immobilisation, c’est-à-dire les travaux majeurs. Pensez à une nouvelle toiture, au remplacement des fenêtres, à la réfection d’un balcon. Pour 2026, le TAL applique un taux de 5 % à ce type de dépense, réparti sur les logements concernés. Important : seuls les locataires qui profitent réellement des travaux sont visés par la hausse qui en découle. C’est ce qui permet d’étaler le coût d’un gros chantier plutôt que de le faire payer d’un coup.

Il existe aussi un cas particulier : quand le bail inclut des services rattachés à la personne du locataire (par exemple de l’aide domestique ou de l’assistance personnelle, fréquent en résidence pour aînés), cette portion est indexée à un taux distinct, fixé à 6,7 % pour 2026. Lorsqu’aucun service de ce type n’est inclus au bail — c’est le cas de la plupart des immeubles locatifs « ordinaires » —, ce 6,7 % ne s’applique tout simplement pas.

Le message à retenir : une hausse bien montée, ce n’est pas « je prends 3,1 % et c’est réglé ». C’est un calcul propre à votre immeuble, appuyé sur vos chiffres réels. Et c’est précisément là que les erreurs coûtent cher.

Pas envie de jongler avec les taux, les avis et les délais chaque printemps? On s’en occupe pour vous.

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L’outil de calcul du TAL : votre meilleur point de départ

Bonne nouvelle : vous n’avez pas à refaire les mathématiques du Tribunal à la main. Le TAL met à disposition un outil de calcul officiel, gratuit, pour aider propriétaires et locataires à établir une augmentation juste et raisonnable. C’est la ressource neutre par excellence, et on vous encourage franchement à l’utiliser avant d’annoncer quoi que ce soit.

Un point à clarifier tout de suite, parce qu’il revient souvent : l’outil est un soutien, pas une obligation. La loi ne vous force pas à passer par lui, et son résultat n’est pas une décision officielle. Mais il vous donne un repère solide et défendable, ce qui aide énormément si jamais la discussion avec votre locataire se corse.

Pour vous en servir efficacement, ayez sous la main :

  • le loyer actuel du logement;
  • vos comptes de taxes municipales et scolaires (l’année courante et la précédente);
  • votre prime d’assurance de l’immeuble;
  • vos frais d’énergie, si vous les payez;
  • le détail de vos travaux majeurs récents (factures, coût total, nombre de logements concernés).

Plus vos chiffres sont propres et à jour, plus le résultat est fiable. C’est aussi pour ça qu’une bonne tenue de dossiers tout au long de l’année rend la saison des renouvellements pas mal moins stressante.

Comment annoncer la hausse : l’avis de modification du bail

Calculer le bon montant, c’est une moitié du travail. L’autre moitié, c’est de l’annoncer correctement. Une augmentation, ça ne se communique pas par un texto ou un mot griffonné sur la porte du frigo. Ça passe par un avis de modification du bail, écrit, qui indique le nouveau loyer (et toute autre condition que vous voulez changer).

Et il y a des délais à respecter, qui dépendent de la durée du bail :

  • Bail de 12 mois ou plus : l’avis doit être donné entre 3 et 6 mois avant la fin du bail.
  • Bail de moins de 12 mois : entre 1 et 2 mois avant la fin du bail.
  • Bail à durée indéterminée : entre 1 et 2 mois avant la date où vous voulez que la modification prenne effet.

Ces délais ne sont pas des suggestions. Un avis envoyé trop tard, et vous risquez de ne pas pouvoir augmenter le loyer pour l’année qui vient. C’est le genre d’oubli, bête mais coûteux, qu’on voit revenir chaque printemps chez les propriétaires débordés.

Bail, calendrier et café sur une table — planifier une hausse de loyer au Québec

Et si le locataire refuse? Gardez votre calme

Votre locataire a le droit de refuser la hausse. C’est normal, ça fait partie du processus, et ce n’est pas un drame. Voici comment ça se déroule.

À partir du moment où il reçoit votre avis, le locataire a un mois pour vous répondre. Trois scénarios :

  • Il accepte (ou il déménage) : il vous le fait savoir, et l’affaire se règle simplement.
  • Il ne répond pas dans le mois : aux yeux du TAL, ne pas répondre équivaut à accepter. Le bail se reconduit avec la hausse demandée.
  • Il refuse : là, vous avez à votre tour un mois après son refus pour vous adresser au Tribunal administratif du logement, qui fixera le loyer.

Un point important pour garder l’esprit tranquille : pendant ce temps, le locataire reste dans le logement, le bail se renouvelle, et c’est le Tribunal qui tranchera sur le montant. Un refus ne veut donc pas dire que vous perdez votre locataire. Ça veut juste dire que la décision passe par une étape de plus. (À l’inverse, si vous ne saisissez pas le Tribunal dans le mois suivant le refus, le bail est reconduit au loyer et aux conditions d’avant.)

C’est souvent à ce moment-là qu’un calcul bien monté, appuyé sur des chiffres réels et sur l’outil du TAL, fait toute la différence. Un dossier solide est pas mal plus facile à défendre qu’un montant lancé au hasard.

Les erreurs qu’on voit le plus souvent

Après des années à gérer des immeubles dans l’Outaouais, certaines maladresses reviennent presque chaque année :

  • Appliquer le taux de base à l’aveugle sans tenir compte (ou en tenant trop compte) des dépenses réelles. On laisse de l’argent sur la table, ou on gonfle la hausse au point de provoquer un refus.
  • Manquer le délai de l’avis. L’erreur la plus simple, et l’une des plus coûteuses.
  • Annoncer la hausse de façon trop informelle. Un avis verbal ou par message texte n’a pas la même valeur qu’un avis écrit en bonne et due forme.
  • Paniquer devant un refus et reculer alors que le montant était justifié, ou au contraire s’entêter sans avoir les chiffres pour appuyer sa demande.
  • Ne pas garder ses factures et ses comptes de taxes, ce qui rend tout calcul approximatif quand vient le temps de le justifier.

Aucune de ces erreurs n’est dramatique prise isolément. Mises bout à bout, sur plusieurs logements, elles finissent par gruger votre rendement et votre énergie.

Pourquoi une firme de gestion fait ça sans stress

Soyons honnêtes : pour un propriétaire qui a un emploi, une famille et deux ou trois logements, la saison des renouvellements peut devenir une corvée anxiogène. Quel taux? Quelles dépenses j’inclus? Est-ce que mon avis part à temps? Et si mon locataire refuse?

C’est exactement le genre de travail qu’une firme de gestion comme la nôtre prend en charge à longueur d’année. On suit les pourcentages publiés par le TAL, on monte un calcul propre pour chaque logement à partir de vos chiffres réels, on rédige et on envoie les avis dans les bons délais, et on gère la suite si un locataire conteste. Pas de date manquée, pas de calcul approximatif, pas de soirée gâchée à éplucher des formulaires.

Ce n’est pas une question de vous retirer le contrôle : les grandes décisions restent les vôtres. C’est simplement de vous enlever la partie technique et stressante. C’est d’ailleurs ce qu’on fait pour les immeubles qu’on gère dans la région, comme nos appartements à Templeton, où chaque renouvellement suit le même processus rigoureux, année après année.

Un immeuble à Gatineau et des hausses de loyer à préparer? Parlons-en, on vous donnera l’heure juste.

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Un mot prudent sur le droit

On gère des immeubles, on n’est pas avocats, et cet article ne remplace pas un avis juridique. Les règles entourant les hausses de loyer, les avis et le rôle du Tribunal administratif du logement sont précises, et elles évoluent (la réforme de 2026 en est la preuve). Pour les taux exacts, le bon formulaire et votre situation particulière, le Tribunal administratif du logement demeure la source officielle à consulter. En cas de doute sur un dossier délicat, validez auprès d’une personne qualifiée avant d’agir.

Foire aux questions

De combien puis-je augmenter le loyer en 2026?

Le TAL a établi le taux de base à 3,1 % pour 2026, mais ce n’est qu’un point de départ suggéré, pas un plafond légal. Le montant réel dépend aussi de vos dépenses (taxes, assurances, travaux majeurs, énergie) propres à chaque logement. La meilleure façon d’obtenir un chiffre fiable, c’est de passer par l’outil de calcul officiel du TAL avec vos vrais documents en main.

Comment annoncer une hausse de loyer à mon locataire?

Par un avis de modification du bail, écrit, qui indique le nouveau loyer. Pour un bail de 12 mois ou plus, vous devez l’envoyer entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. Un avis verbal ou par texto ne fait pas le travail.

Le locataire peut-il refuser l’augmentation?

Oui. Il a un mois après réception de l’avis pour refuser. S’il ne répond pas dans ce délai, c’est considéré comme une acceptation et le bail se reconduit avec la hausse. S’il refuse, vous avez un mois pour vous adresser au TAL, qui fixera le loyer. Pendant ce temps, votre locataire demeure dans le logement.

Suis-je obligé d’utiliser l’outil de calcul du TAL?

Non, l’outil est un soutien, pas une obligation. Mais il vous donne un repère neutre et défendable pour fixer une hausse juste, ce qui aide beaucoup si la discussion devient tendue ou si le dossier se rend devant le Tribunal.

Est-ce que ces règles s’appliquent à mon immeuble à Ottawa?

Non. Tout ce qui précède concerne le Québec, donc le côté Gatineau de la région. Pour un logement à Ottawa ou à Orléans, ce sont les règles ontariennes (la Landlord and Tenant Board) qui s’appliquent, avec leurs propres taux et délais.

Note : l’information ci-dessus est générale et à jour pour 2026, mais elle ne constitue pas un avis juridique. Pour les taux, les formulaires et toute situation précise, consultez le Tribunal administratif du logement ou une personne qualifiée.

Pour aller plus loin

Et si vous n'aviez plus à gérer vos hausses de loyer vous-même ?

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